samedi 9 octobre 2010

Pangong Tso

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C'était pour moi un des buts du voyage, revoir le Pangong Tso, ce grand lac d'altitude qui s'étend sur une grosse centaine de kms entre le Tibet et le Ladakh et que j'avais trouvé si magnifique l'an dernier côté indien. Se dire que les deux chemins les plus courts pour rallier un bout du lac à l'autre sont d'un côté via la Jammu Cachemire, les plaines du Penjab, le Pakistan et l'Aksai Chin (soit 3500km), de l'autre côté le Népal, les plaines du Gange et l'Himachal Pradesh (pas loin de 3000km), tout ca parce que deux géants jouent les gamins qui ne veulent pas faire la paix, me semble ahurissant !

A vélo, il suffirait de qqs jours pour aller jusqu'à Leh si on avait le droit de franchir cette fichue frontière. Là, c'est plusieurs mois qui sont nécessaires par la route, sans compter les difficultés et aléas administratifs.

C'est sous un ciel quelque peu nuageux et par vent fort que nous parvenons au bord du lac. Il est immense, encadré de montagnes qui semblent loin. Je ne retrouve pas les couleurs magiques du Ladakh, On dirait plutôt une grande mer intérieure agitée, un peu comme le Léman par mauvais temps... Bon, n'allez pas dire aux Chinois que le lac est plus beau côté indien, ils pourraient se vexer et dieu sait qu'ils sont susceptibles.




Le topo qui nous sert de guide indiquait « village de pécheurs- restaurant de poisson – grand hôtel neuf ». Nous nous réjouissions à l'idée d'une journée de repos dans un endroit relaxant, et d'une bonne bouffe (là je vous l'accorde, c'était même au-delà de la naïveté), Nous devinons au loin un large bâtiment clair venant rayer le paysage, sans doute l'hôtel. Ma foi c'est moche mais si ça permet de nous poser un peu, on fera avec. Pas vraiment de village à l'horizon. Nous nous approchons. Un vague bateau recouvert d'une grande bâche est échoué au bord de l'eau. Tout semble à l'abandon. Un vaste portail empêche d'accéder à la cour de l'hôtel, impossible même d'aller se mettre à l'abri pour dormir. On roule encore une bonne demi-heure à la recherche d'un hypothétique village avant de finalement poser la tente de nuit sur un bout de terre au bord du lac.


Le lendemain matin au réveil, les montagnes alentours sont couvertes de neige. Nous reprenons la route. Les seules habitations croisées sont des cabanes de bergers et qqs tentes de nomades d'où émergent immuablement d'énormes mastifs tibétains qui jouent encore à leur jeu préféré : la course au cycliste. Pas de trace de village ni de pêcheur, et encore moins de festin de poisson. Pour la journée de repos et le repas somptueux, il va falloir attendre encore un peu…

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