A la sortie de Yarkand, nous croisons un cycliste barcelonais qui a l’air bien dépité. Il n’a pas réussi à passer sur la route du Tibet : « Police, many problems ». Cela semble confirmer ce que nous anticipions d’après les infos glanées à droite et à gauche, la route est très surveillée par la police et l’armée après le checkpoint de Kudi, et probablement jusqu’à Mazar (à vos atlas : cherchez l’intersection entre la route 219 et une bifurcation sur la droite vers un col qui mène au Pakistan). Note positive : les amendes à payer en cas d’arrestation sur cette portion ne sont pas excessives, une trentaine d’euros environ, la principale sanction étant de devoir faire demi-tour. La barrière de la langue nous empêche d’en apprendre beaucoup plus.

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Descente du Kudi La le lendemain |
Le lendemain, nous décollons pour le col du Kudi La dans une petite bruine fine. Le goudron cède la place à la piste au bout de 20km, ça manquait ! Arrivée au col en fin d’après-midi. Il pleuvine toujours. La vue sur le K2 (fabuleuse à ce qu'il parait) est quelque peu bouchée par un épais brouillard, il fait 4°C, je suis transie de froid. Il est temps d’enfiler la doudoune sous la fabuleuse veste goretex (celle-là même qui fait qu’on est autant mouillé par la transpiration que par la pluie…). Montage de tente en 4ème vitesse. Un plat de soupe de nouilles réconfortant (car sans mouton) cuisiné au réchaud et un grand bol de thé chaud, puis dodo. Il faut se reposer pour être d’attaque à la veille du passage de nuit de notre 1er checkpoint. Parés pour l’aventure !
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